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PUBLICATIONS

 

Je travaille actuellement à l'écriture de la troisième partie "Création- Libération" du  mémoire:  Tradition- transmisssion, une mémoire vivante.

 

J'écris des chroniques régulières pour le magazine "Infos Yoga" et pour "La Nouvelle Revue de l'Inde" (Éditions L'Harmattan)

Vous trouverez ci-dessous la liste de mes écrits publiés (lien pdf):

 

 

Extrait du mémoire Le carnets du Yoga: Tradition, Transmission, une mémoire vivante"

 

Danser

 

"Danser est la façon la plus évidente de transmettre. Au-delà de la tradition véhiculée, c’est avant tout partager sa joie.
Ma première motivation dans la pratique du Bharata Natyam a toujours été intimement liée au plaisir éprouvé. La danse sacrée révèle en moi la nature jubilatoire d’exister. Ceci me met en contact avec une force vitale qui a rapport avec l’enthousiasme. Il est intéressant de noter que la racine grecque du mot enthousiasme vient de théos qui veut dire : avoir le dieu en soi.
Danser, c’est se donner totalement à l’instant présent, moment magique de la somme de tous les moments où l’on a poli pas à pas le geste pour se couler avec de plus en plus de fluidité dans le flot de la musique. Être en rythme procède de ce travail où musique et mouvement sont réunis dans le présent, ce qui requiert technique et sensibilité.
Cette unité de la musique et du geste est clairement définie dans l’apprentissage du Bharata Natyam. Le maître frappe un socle de bois à l’aide d’un bâton pour imprimer rythmiquement la gestuelle à travers les frappes de pied de l’élève tout en scandant par des sons ces différentes phrases rythmiques, fondement de la passation orale de cet art. On peut littéralement dire que le maître guide son élève de sa voix dont la coloration sculpte la précision et l’intensité du mouvement d’où naîtra l’émotion. L’élève devient alors l’incarnation du chant du maître, l’expression dansée de sa voix. Vivre cette fusion et le travail d’humilité qu’elle exige nous prépare symboliquement à l’identification du danseur avec Shiva, de l’individu avec l’universel.
La première danse d’un récital classique se nomme Pushpanjali c’est-à-dire : offrande de fleurs.
Par la discipline de la pratique qui nous travaille au corps et exige de l’esprit une attention totale à ce qui se joue musicalement en nous, la danse permet de se centrer. C’est un rendez-vous avec l’essence de nous-mêmes, avec le grand tout qui nous a engendrés.
Danser en public, c’est dépasser notre seule dimension pour aller vers les autres et leur offrir cette fleur cueillie dans le jardin de notre ardeur."

 

Un autre extrait du mémoire "Danseuse des hopitaux" a été lu et enregistré au Lecteurs Studio (sponsorisé par la Sncf) pour être diffusé dans les gares tout au long de l'année 2007.